La conversation avec André Glucksmann a eu lieu à Rimini pendant la XXXeme édition des journées internationales d’études sur “Islands without an archipelago. Economies,the masses,nation states in search of a new sovereignty” organisées par le centre de recherche Pio Manzù.
Antonio Torrenzano. L’inexorable intégration du monde a promis développement et richesse mais aussi désordre et incertitude.Terrorisme, conflits regionaux,tension dans les négociations internationales,affaiblissement des instances politiques transnationales, croissance inégale ont mis en discussion le mythe d’un procès de progrès. Sur le scène du monde, identités hybrides et hiérarchies flexibles se remuent sans boussole. Pourquo i?
André Glucksmann. Il ya une prémière question qu’il faut vraiment se poser. Est-ce que la démocratie est encore pour nous un valeur universel? Répondre oui à cette question, il implique évidemment de pas entreprendre guerres pour imposer le système libéral aux autres Pays, il signifie assumer le fait qui existe un principe d’irréductibilité entre les “valeurs démocratiques” et les “non valeurs democratiques”.La question qui s’impose à l’ouest,au début du vingt-et-unième siècle, c’est celle-ci. Je crois que toutes les cultures et les communautés politiques et intellectuelles de l’ouest ne puissent plus ne pas rouvrir le débat sur ce thème. Il ya encore une déuxième question sur laquelle refléter. Est-ce que ces valeurs existent encore pour nous? Ou pensons-nous que maintenant seulement les griffes d’Armani et Peugeot soient les modèles du bien-être?Je serai clair. Si les valeurs de l’ouest se réduisent à l’exbition du bien-être économique, nous n’enseignerons jamais plus à nos fils, ni à aucun d’autre, ni à personne dans le monde, quels sont les valeurs de fondation de notre civilisation. Dans le meilleur cas, nous engendrerons seule envie ou, dans le pire,total mépris.Il suffit d’allumer notre télévision pour comprendre quel système de valeurs nous répandons: l’idée de la nullité et de la vacuité. La question donc revient:quels valeurs avons-nous?
A.T.Comment est-elle changée la planète après l’11 septembre 2001?
André Glucksmann. Après l’onze septembre de 2001, il est sûrement arrivé quelque chose de nouveau mais quelque chose d’ancienne s’est peut-être répétée aussi. Pas nouveau relativement au numéro des victimes, pas nouveau pour ce qui concerne l’exhibition d’un fanatisme capable de beaucoup de haine contre l’humanité.L’homme a toujours tué et il a continué à tuer après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les guerres ne sont jamais finies.L’illusionnisme des médias nous a protégé en décrétant que si un massacre n’apparaît pas en télévision, il est comme s’il n’était jamais arrivé. Mais, il n’est pas vrai malheureusement ainsi que notre capacité d’intervention que,face aux certains événements, elle est très insuffisante. Non seulement parce que nous n’avons pas la capacité de répondre mais aussi parce que parfois nous ne voulons pas répondre, engagés comme nous sommes en hypocrisies gigantesques.Au Kosovo nous sommes intervenus, en Bosnie nous avons attendu beaucoup d’années respect le conflit en cours.Nous n’avons pas su faire grandes choses pour le Rwanda ou pour l’Indonésie. Parfois ils manquent les instruments aussi à la diplomatie internationale; autres fois nous ne sommes pas aptes à lire les situations de crise non plus, comme dans le cas du massacre en Cecenie sur lequel je me suis très engagé. Est ce que je me demande combien de tonnes d’indignation ont été réservées à ces crises? Hypocrisies – inutile maintenant en retrouver l’origine ou la couleur politique – qu’elles font partie du nôtre vivre quotidien.
A.T. Quoi reste-t-il des nos valeurs ?
André Glucksmann. Il est difficile nier que nos valeurs ne tempèrent pas le dialogue, la tolérance, le respect pour les autres, l’amour. il est difficile de nier même aussi que pour atteindre le degré actuel de bien-être,compréhensif d’Armani et Pegeout, nos vieux ont dû sacrifier la vie pour défendre la liberté. Celle-ci est aussi, au-delà à la tolérance, l’histoire de “notre maison”. D’une partie l’amour, la tolérance, le dialogue, le respect vers les autres; de l’autre la capacité de donner la vie pour défendre la liberté, donc la capacité de combattre. Je crois que ces pulsions soient présents dans notre âme, ils fassent partie de notre tradition de valeurs. Pourtant nombreux, ils pensent seulement à la première figure de la médaille en négligeant de façon coupable, pour un sens immotivé de faute, la seconde: l’étude et l’affirmation de la propre identité, de la propre histoire, la passion pour la propre culture et pour les propres religions. Mais si on coupe la prémière figure de la médaille de son envers, tout cela il ne soutient plus le fondation de “notre maison”.Pour le simple motif que sans respect pour nous mêmes, pour chaque identité, il n’est pas possible aucun vrai dialogue avec l’autre.Nous sommes devenus paresseux et, à nos fils nous avons dit des mensonges. Parce que la lutte du bien contre le mal n’est pas finie et il ne finira jamais.La pensée occidentale n’a jamais été et il ne peut pas être ainsi faible. Qui nous a convaincu du contraire, il a commis un délit théorique. Après l’11 septembre nous avons besoin de pensées fortes et d’intellectuels qu’ils les soutiennent.
A.T. Dans ce tableau confus et mutant, animé par les anxiétés pour la croissante aprêté de la comparaison parmi la pensée économique et la pensée ethique, je crois que les défis plus insidieuses consisteront à comprendre quels changements sont temporaires et quels ont par contre déjà modifié notre culture. Et notre sens de la vie?
André Glucksmann.La désillusion et l’indifférence sont devenues encore plus pointues.Elles sont les conséquences d’un gagnant nihilisme, d’une diffusion du bien-être et l’usage avec absence des scrupules des technologies.L’indifférence nous suggère que pour rien il vaut le coup de se battre,de risquer…au maximum pour nous mêmes. Que notre conscience est nulle.Si cette maladie (qui est en train de corrodé l’occident) devait s’étendre, à peu ils serviraient nos “golfini firmati”. Le nihilisme est en train de réduire en cendre notre conscience. Le sens de la vie?Dieu ne peut pas intervenir sur la terre, Dieu n’était pas à Auschwitz, au Kolyma, Dieu n’était pas le onze septembre de 2001 à New York. Dieu ne peut pas et il ne veut pas nous remplacer. Il nous a donné par contre la possibilité de comprendre le bien et le mal et, il nous a donné la possibilité de choisir. Chaque fois que nous déférons aux autres entités nos responsabilités, notre pouvoir de choisir (ce qui donne sens à notre existence), nous frappons au coeur notre sens de la vie. Le nihilisme est le monstre qui nous fait perdre la force de croire. C’est le sentier de la bataille que nous devons mener. Ensemble laïques et catholiques en ne perdant pas le grand cadeau de la responsabilité, la grande liberté de choisir ce qu’est bien et ce qu’est mal. Parce qu’on ne peut pas vivre sans savoir ce que pour chaque tradition, pour chaque culture: il est bien ou il est mal. Ce sont les commandements naturels à nous l’indiquer, au-delà à ces révélés,c’est notre conscience,notre lumière intérieure que chacun de nous a au plus profond de son coeur.
Antonio Torrenzano