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syrie_geneve2_tablenegociations_imageL’opposition syrienne a présenté mercredi à Genève un plan détaillé en 22 points pour la transition politique du Pays. Les discussions en séance plénière ont été suspendues pour aujourd’hui.

Ce plan en 22 points propose la constitution d’une autorité politique de transition, l’établissement d’un cessez-le-feu, la libération des prisonniers, le départ de tous les combattants étrangers d’une part comme de l’autre. Toujours hier, Louay Safi a déclaré que sur ce programme les représentants de Damas n’ont pas réagi et n’ont fait aucune proposition de leur côté sur la transition politique lors de la réunion.

Le médiateur de l’ONU Lakhdar Brahimi rencontrera aujourd’hui le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov et la secrétaire d’État américaine adjointe Wendy Sherman. Le représentant de l’ONU a précisé qu’aucune rencontre n’est prévue entre les représentants russe et américain et les délégations diplomatiques de l’opposition syrienne et du régime de Damas.

Antonio Torrenzano

 

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lakhadar_brahimi_palais_des_nations_genève_imageLes négociations parmi les deux délégations diplomatiques à Genève sont en panne. La séance de cet après-midi, mardi 28 janvier, a été annulée. Le matin, la délégation du président Bachar el-Assad avait accusé Washington d’avoir pris la décision de «reprendre les livraisons d’armes pour les groupes terroristes en Syrie ». Les représentants du régime de Damas et l’opposition en exil sont réunis à Genève depuis mercredi 22 janvier sous l’égide de l’ONU et des grandes puissances pour la réunion de paix Genève 2. La coalition nationale syrienne, qui est le principal rassemblement de l’opposition au régime de Damas, est arrivée amputée de la plupart des groupes les plus influents sur le terrain. Il faut encore rappeler que la mise en place des décisions de la précédente conférence, Genève 1, est restée lettre morte depuis l’été 2013.

Les deux délégations diplomatiques avaient consacré jusqu’à dimanche 26 janvier leurs discussions sur de possibles solutions au problème des civils assiégés à Homs et à la question de prisonniers et des disparus du conflit. Les négociations avaient été bloquées lundi 27 janvier à la suite d’une série de principes présentée par le gouvernement syrien sur la transition politique du Pays. Les opposants avaient souhaité débattre de l’avenir de la Syrie en indiquant que le principal sujet de Genève est le changement politique, mais les représentants du gouvernement s’y étaient opposés. Les entretiens avaient donc été bloqués, mais les deux délégations avaient annoncé qu’elles ne quitteraient pas la table. Sur le papier, les positions des deux parties restent inconciliables. L’opposition revendique le départ pur et simple de Bachar al-Assad au pouvoir depuis 2000. Damas, en revanche, il veut promouvoir pour sa part la « lutte contre les terroristes ». La délégation du régime a mis en garde tout le monde en affirmant que le sort du président Assad est une « ligne rouge ».

Par ailleurs, le Programme alimentaire de l’ONU a déclaré d’être prêts à apporter des aides aux habitants d’Homs. La porte-parole du Programme alimentaire mondial, Élisabeth Byrs a dit d’attendre le feu vert des parties pour acheminer des aides qui suffiraient un mois à 2500 personnes de cette ville assiégée. Mais, sans un cessez-le-feu, il n’y aura pas de solution humanitaire. Aux vues de ces premières journées, les négociations sur l’avenir de la Syrie promettent d’être très longues. « Que cette conférence ait lieu, que les parties aient la volonté de poursuivre les discussions est déjà en soi un petit pas, et un gain irréversible, a conclu Lakdhar Brahimi. On ne s’attend pas à un miracle, on verra si on peut faire des progrès ».

Les négociations devraient se poursuivre jusqu’à vendredi, observer une pause avant de reprendre vraisemblablement le 12 février à Genève. À condition que d’ici au 12 février, une avancée substantielle ait eu lieu.

Antonio Torrenzano

 

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mario_zenari-nunzio_apostolico_siria_damasco_imageLa population syrienne est dévastée par un conflit qui dure depuis trois ans. Les attentes et les espoirs de cette conférence dans un conversation avec le Nonce diplomatique en Syrie, l’archevêque Mario Zenari, joint au téléphone à Damas.

Antonella Palermo. Qu’attendez-vous de cette conférence ?

Mario Zenari. Il est désormais temps de tourner la page. Le fait que cette conférence démarre est déjà un grand pas, même si nous savons que les difficultés surviendront dans les jours à venir… Jusqu’ici à la réunion de Genève II, les deux parties se sont parlé pendant ces trois ans à travers les canons et les mitraillettes. Mes oreilles, ici à Damas, elles entendent depuis longtemps l’explosion d’une bombe, d’un obus et immédiatement après, la riposte des armes à feu… Le premier espoir devrait être celui d’arrêter immédiatement cette descente aux enfers. Il est temps de bloquer cette avalanche de morts et de destruction et de faire ressusciter le droit humanitaire international. Je dirais que ce seront les premiers résultats que l’on doit attendre de cette Conférence.

Antonella Palermo. Souhaitez-vous commenter le retrait de l’invitation à l’Iran ?

Mario Zenari. L’idéal serait une participation de tous les pays qui sont dans la région et qui ont un peu pris part à ce drame en Syrie. Naturellement, de ce que nous comprenons, il semble qu’il n’y avait pas une plateforme commune. Lakhdar Brahimi a déclaré que cette conférence internationale est un début, qu’il y aura plusieurs rencontres et donc, j’imagine qu’il pourrait encore y avoir un moment où l’Iran pourrait s’associer. Un jour, lorsque nous devrons mettre en œuvre les décisions – qui, nous l’espérons, seront de sages décisions pour la Syrie- tous les pays de la région devront naturellement être concernés.

Antonella Palermo. Selon vous, le sommet produira-t-il une solution politique pour le conflit en Syrie ?

Mario Zenari. Je dirais que nous l’espérons tous. Ici, tout le monde l’espère sincèrement. Les gens n’arrivent plus à vivre dans cette situation. Chaque jour, il y a des morts, des massacres, des destructions. En Syrie, la pauvreté est croissante jour après jour. Ceux qui étaient riches sont naturellement partis depuis longtemps, tandis que ceux qui formaient la classe moyenne sont devenus une classe pauvre qui s’appauvrit tous les jours. Cette conférence de Genève II a été saluée avec beaucoup d’espoir et d’attente, mais nous ne devons pas oublier les nombreuses personnes, les millions de personnes qui malheureusement ne peuvent pas s’intéresser ni à Genève I, ni à Genève II car tous les jours ils sont aux prises avec la faim et le froid. Voilà, tournons-nous nos regards vers tous ces individus, car ce sont les acteurs principaux de cette Conférence de Paix. Ils devraient être présents là-bas, si pas physiquement au moins symboliquement.

Antonella Palermo

 

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conference_presse_24janvier2014_lakhadar_brahimi_imageLakhadar Brahimi rencontrera ce matin les deux délégations diplomatiques syriennes, vingt-quatre heures après l’annulation du rendez-vous du 24 janvier. Le représentant spécial de l’ONU calculait réunir les émissaires du président Bachar el-Assad et les membres de l’opposition en exil dans la matinée d’hier pour une réunion dans la même salle. Mais, le rendez-vous avait été annulé à la dernière minute.

En théorie, les deux délégations doivent discuter la question de la transition en Syrie. Mais, seulement en théorie, parce que chaque délégation diplomatique donne sa propre interprétation à ce parcours et à l’accord Genève I. Pour l’opposition, la transition est étroitement liée au départ de Bachar el-Assad et l’édification d’une nouvelle autorité politique dotée des pleins pouvoirs. Pour le régime de Damas, en revanche, l’objectif est le maintien du président syrien à la tête d’un nouveau gouvernement élargi à la Coalition nationale syrienne.

Régime et opposition ne perçoivent pas le contenu de Genève I de la même manière et elles donnent au premier accord de différentes interprétations juridiques. Au mois de juin 2012, l’ancien représentant spécial de l’ONU, Kofi Annan, il avait déclaré : «L’organe de gouvernement transitoire exercera les pouvoirs exécutifs. Il pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l’opposition et d’autres groupes et doit être formé sur la base d’un consensus mutuel ». Pourtant, les opposants à Bachar el-Assad réclament un départ nécessaire du président. Le régime de Damas de son côté accepte l’idée d’un gouvernement d’union élargi, mais pose en même temps des limites. L’ONU veut y croire à ce processus de paix. Il ne reste qu’à voir comment la situation se décantera jusqu’au 31 janvier.

Antonio Torrenzano

 

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geneve2_montreux_23_janvier_2014_imageLa réunion de paix Genève II a vécu une première journée de tension hier à Montreux. Réunis sur les bords du Léman, les représentants de pays et d’organisations internationales ont rapidement constaté que le fossé reste gigantesque entre le régime de Damas et l’opposition syrienne en exil.

Ahmed Jarba, au nom des opposants syriens, et Walid Mouallem, pour le régime de Damas, se sont affrontés mercredi matin à l’ouverture de la conférence de paix. « Nous n’avons pas de temps à perdre. Nous devons aboutir à des résultats rapidement », a affirmé Ahmed Jarba, le président de la Coalition nationale syrienne. Mais, la question de la destinée du président Bachar al-Assad reste le noeud principal à défaire. La communauté occidentale parle de formation d’un gouvernement de transition sans le président Bachar al-Assad, mais cette condition est réfutée par les Russes et les Syriens pro-régime. Sur cette question, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a affirmé que : « personne au monde n’a le droit de conférer ou de retirer la légitimité à un président (…) sauf les Syriens eux-mêmes ».

Russes et Américains continuent en outre de s’opposer sur l’interprétation des principes édictés en juin 2012 lors de la conférence Genève 1. Le médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a annoncé qu’il rencontrerait jeudi les opposants syriens et Walid Mouallem pour le régime séparément afin de discuter de la prochaine étape des négociations.

Si quelqu’un avait encore des perceptions erronées sur une très proche transition politique syrienne, il faudrait le démentir. Le but central reste pas seulement de mettre en place un gouvernement transitoire, mais aussi un gouvernement qu’il ait tous les pouvoirs exécutifs.

Antonio Torrenzano

 

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centre_de_conference_geneve2_montreux_imageLa communauté internationale se retrouve ce mercredi à Montreux en Suisse pour négocier un possible exit strategy du conflit syrien. À partir de 9 heures, chez l’hôtel Fermont de Montreux, quinze dirigeants de l’opposition d’un côté et quinze représentants du régime de Damas de l’autre part se rencontreront pour de possibles solutions. Et entre les deux délégations, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, les chefs de la diplomatie des États-Unis et de la Russie, Sergueï Lavrov et John Kerry, et presque une trentaine d’autres ministres des Affaires étrangères.

Ahmed Jarba, le président de la Coalition nationale soutenue par les Occidentaux, prononcera le discours d’ouverture au nom de l’opposition. Walid Mouallem, le ministre des Affaires étrangères du régime de Damas, prononcera en revanche la vision du problème pour le régime de Bachar el-Assad. De cette conférence, on attend l’institution d’un gouvernement de transition qui pourrait comprendre des représentants du gouvernement actuel et des représentants des groupes d’opposition.

À court terme, au contraire, ce sommet devrait surtout offrir à la population syrienne, une communauté épuisée par la guerre depuis deux ans et demi, des bénéfices humanitaires comme de cessez-le-feu locaux et l’ouverture de corridors humanitaires. Cette possibilité avait été déjà évoquée par Sergueï Lavrov et John Kerry lundi 20 janvier 2014 lors d’une conférence de presse à Paris. Les deux hommes s’étaient rencontrés dans la capitale française pour une réunion avec les Amis de la Syrie et à la rencontre avait également participé l’émissaire des Nations Unies, Lakhadar Brahimi. Le processus de négociations se prolongera à partir de vendredi 24 janvier 2014 dans la ville de Genève.

Antonio Torrenzano

 

 

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lakhdar_brahimi_catherine-ashton_ban_kimoon_imageLa conférence Genève II va s’ouvrir dans quelques heures à Montreux en Suisse. Elle a pour principal objectif de trouver une solution politique susceptible de mettre fin à la guerre civile en Syrie. Le 7 mai 2013 à Moscou, les chefs de diplomatie russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry avaient convenu de convoquer une nouvelle conférence internationale sur le possible règlement du conflit syrien. Ce nouveau forum fait suite à celui de juin 2012. Américains et Russes espèrent que le processus débouchera sur un accord visant à mettre un terme à une guerre civile qui a déjà fait quelque 130.000 morts depuis deux ans et demi.

Le conflit syrien avait commencé comme une révolution timide et pacifique, dans un deuxième moment le même s’était radicalisé et militarisé pour se transformer ensuite en guerre civile. Aujourd’hui, le conflit semble sombrer d’un côté dans le jihadisme et dans la croissante menace d’un islamisme militant; de l’autre part le régime baathiste et son chef, le président Bashar al-Assad, qui semblent bien décidés à reprendre la main de la situation.

Quoi attendre alors de la conférence Genève II ? De la réunion, on attend l’institution d’un gouvernement de transition qui pourrait comprendre des représentants du gouvernement actuel et des représentants des groupes d’opposition. Mais, parmi les nombreuses difficultés que devra affronter le sommet, se trouve celle de savoir et de décider qui représente véritablement la population syrienne et quels pays devraient être invités à participer. Le sommet devra en outre ne pas sous-estimer l’urgence représentée par les millions d’évacués présents sur le territoire national et de réfugiés se trouvant actuellement dans les pays limitrophes. Un sommet réussi, ce sera alors une conférence qui réunira ces deux approches. C’est-à-dire établir un gouvernement transitoire et améliorer la situation humanitaire des Syriens.

Sur le terrain, la guerre ne connaît aucun répit. Depuis près de trois ans, ce conflit a déjà fait des millions de réfugiés et de déplacés en provoquant une situation humanitaire pénible dans tout le Pays. La violence continue à faire rage dans de nombreuses zones causant des morts, des lésions et des traumatismes ainsi que de graves restrictions en ce qui concerne l’accès aux soins médicaux. La crise humanitaire est aujourd’hui un problème au moins équivalent à la violence du conflit alors que des atrocités commises par les différents acteurs présents sur le terrain ont été prouvées. Dans ce contexte, il convient de souligner que les solutions ayant le but d’aboutir à une solution politique à la crise actuelle ne seront pas faciles à construire.

Antonio Torrenzano