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Homs_Syria_Septembre_2015Les Syriens n’ont plus d’espoir. Ils sont toujours plus nombreux à vouloir quitter leur pays. Dans un entretien au nonce apostolique en Syrie, Mgr Mario Zenari évoque la tristesse de voir, chaque jour, la nation se vider de ses jeunes, femmes et enfants qui quittent le pays vers l’Europe.

Pour le sous-secrétaire de l’ONU aux affaires humanitaires Stephen O’Brien, la détérioration des conditions de vie des civils au cours du dernier mois en Syrie s’est encore une fois exacerbée. «La souffrance humaine en Syrie s’est aggravée au cours du dernier mois», a-t-il déclaré. Des attaques contre les hôpitaux et les écoles de Damas, Alep et Daraa ont également eu lieu «à une fréquence angoissante» au cours du dernier mois en détruisant encore un peu plus le système de santé et la structure éducative du pays.

«Aujourd’hui, la Syrie est l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les enfants », a-t-il affirmé Stephen O’Brien en rappelant que 5,6 millions d’enfants syriens ont besoin d’une assistance humanitaire, dont 2 millions sont déscolarisés. «Nous sommes extrêmement préoccupés par des centaines de milliers d’enfants dans les zones contrôlées par Daech, forcés de suivre un programme scolaire conçu par le groupe terroriste ».

Les effets de la crise en Syrie ne sont plus seulement d’ampleur nationale ou régionale, mais ils sont bien globaux », a déclaré le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires en ajoutant que le conflit a provoqué l’un des exodes de réfugiés les plus terribles depuis la Seconde Guerre mondiale.

Antonio Torrenzano

 

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geneva_nations_unies_imageLe médiateur de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a entamé aujourd’hui à Genève un nouveau round des consultations séparées avec les protagonistes du conflit syrien dans une tentative de relancer les négociations et le processus de paix.

Ces consultations auxquelles participeront les représentants des parties invitées ainsi que des experts dureront environ de quatre à six semaines. Les discussions seront menées entre les différents acteurs et Staffan de Mistura, ou son adjoint. Ces débats avec chaque délégation seront utiles à voir si les intervenants seront prêts à passer (du stade) des consultations à des négociations basées sur le communiqué de Genève du 30 juin 2012. Le communiqué de Genève est un document signé par les grandes puissances le 30 juin 2012 comme plan de règlement politique du conflit, à l’issue de la première conférence internationale sur la question syrienne, appelée Genève-1.

Le 24 avril 2015, Staffan de Mistura avait indiqué qu’il se donnait jusqu’à la fin du mois de juin pour tester la volonté de paix entre les protagonistes du conflit. Il fera ensuite un rapport au Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. L’Iran, qui n’avait pas participé aux deux conférences internationales sur la Syrie organisées par l’ONU en 2012 et 2014, a été invité. «L’Iran est un acteur régional. C’est pour cela qu’il a été invité», a déclaré le porte-parole du siège de l’ONU à Genève, Ahmad Fawzi. Ahmad Fawzi a souligné en outre que les pays invités décideraient eux-mêmes du niveau de leur participation aux consultations. La Coalition de l’opposition syrienne dans un communiqué a réaffirmé « son attachement à une solution politique et à la reprise des négociations où elles s’étaient arrêtées», indique le texte.

Toutes discussions doivent se baser « sur la formation d’un gouvernement transitoire doté des pleins pouvoirs». Le gouvernement syrien n’a pas confirmé officiellement sa participation. Mais, un haut responsable a indiqué qu’il sera représenté par l’ambassadeur de Syrie auprès de l’ONU à Genève, Hussam Eddin Ala.  L’ONU n’a toutefois pas publié la liste des parties qui ont accepté l’invitation de Staffan de Mistura. Ces consultations se feront en toute discrétion au Palais des Nations unies à Genève. «Le médiateur a demandé un black-out (silence médiatique) pour ces consultations», a expliqué Ahmad Fawzi.

Staffan de Mistura, qui est le troisième émissaire de l’Onu, avait auparavant tenté en vain une autre approche qui consistait à négocier des trêves locales sur le terrain, en commençant par Alep (nord) afin de faciliter des discussions politiques ultérieures. Toutes les tentatives jusqu’à présent pour résoudre ce conflit qui a fait au moins 220.000 morts en plus de quatre ans ont échoué. Le principal point de litige demeure le sort du président Bachar el-Assad.

Antonio Torrenzano

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ban_kimoon_lakhdhar_brahimi_newyork_imageLe diplomate algérien Lakhdar Brahimi, représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, a déposé sa démission. Brahimi, diplomate algérien, avait cherché en vain à trouver une solution politique pour le conflit syrien pendant la conférence de paix Genève 2. Lors d’un point de presse au siège des Nations Unies à New York, le secrétaire des Nations Unies Ban Ki-Moon a dit de regretter cette démission.

 

« Pendant près de deux ans, Brahimi a tenté de mettre fin à la brutale guerre civile en Syrie qui continue de s’aggraver » , a rappelé le Secrétaire général. « Il a fait face à des obstacles presque impossibles à surmonter, avec une nation syrienne, une région du Moyen-Orient et une communauté internationale qui sont irrémédiablement divisées dans leurs approches pour mettre fin au conflit » , a ajouté le Chef de l’ONU en regrettant que les « parties en conflit, et en particulier le gouvernement, se soient montrées si réticentes à profiter de cette occasion pour mettre fin aux souffrances du pays ». Ban Ki-moon a appelé une nouvelle fois le gouvernement syrien et l’opposition à faire preuve de clairvoyance et de sens de responsabilité. Il a aussi estimé que l’incapacité du Conseil de sécurité de l’ONU et des pays qui ont une influence sur la situation en Syrie n’ont pas soutenu les efforts de Brahimi pour mettre fin à la tragédie syrienne. Une tragédie qui est un « échec pour nous tous ».

 

« Je laisse la Syrie dans une situation difficile », a affirmé pour sa part Lakhdhar Brahimi pendant la conférence de presse. Les Nations Unies et la Ligue arabe sont en train de trouver un nouveau successeur. Selon le secrétaire général de la Ligue arabe, le successeur qui devra être nommé conjointement avec l’ONU ne devra pas « forcément être arabe, mais avoir les poids d’un ancien président ou chef de gouvernement ». Plusieurs sont déjà les candidatures étudiées par les deux organisations internationales, dont celle de l’ex-ministre tunisien des Affaires étrangères Kamel Morjane. La démission du diplomate algérien sera effective le 31 mai 2014, a annoncé le bureau du Secrétaire général de l’ONU.

Antonio Torrenzano

 

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delegation_oppositionpolitique_geneve2_imageAprès une brève rencontre au début de la matinée, les négociateurs du régime de Damas et de l’opposition se sont à nouveau réunis samedi l’après-midi au Palais des Nations à Genève pour des négociations directes.

Les délégations diplomatiques divergent sur l’interprétation de l’accord juridique Genève I: les opposants anti-Assad réclament un départ du président, tandis que Damas rejette ce scénario et il parle d’un gouvernement d’union. Pour l’instant, la seule chose certaine est que les deux délégations diplomatiques se sont assises autour de la même table de négociations.

De sa part, Lakhdar Brahimi ne cesse jamais de souligner la complexité du défi qui attend les participants de la réunion internationale : « J’espère que les trois parties impliquées, le gouvernement, l’opposition et les Nations Unies seront à la hauteur de cette tâche. J’espère aussi que les gens qui soutiennent un côté ou l’autre comprennent ce qui est en jeu et font de leur mieux pour soutenir ce processus. Donc, souhaitez-nous bonne chance», a-t-il déclaré. Le premier cycle de négociations devrait durer jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Antonio Torrenzano

 

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conference_presse_24janvier2014_lakhadar_brahimi_imageLakhadar Brahimi rencontrera ce matin les deux délégations diplomatiques syriennes, vingt-quatre heures après l’annulation du rendez-vous du 24 janvier. Le représentant spécial de l’ONU calculait réunir les émissaires du président Bachar el-Assad et les membres de l’opposition en exil dans la matinée d’hier pour une réunion dans la même salle. Mais, le rendez-vous avait été annulé à la dernière minute.

En théorie, les deux délégations doivent discuter la question de la transition en Syrie. Mais, seulement en théorie, parce que chaque délégation diplomatique donne sa propre interprétation à ce parcours et à l’accord Genève I. Pour l’opposition, la transition est étroitement liée au départ de Bachar el-Assad et l’édification d’une nouvelle autorité politique dotée des pleins pouvoirs. Pour le régime de Damas, en revanche, l’objectif est le maintien du président syrien à la tête d’un nouveau gouvernement élargi à la Coalition nationale syrienne.

Régime et opposition ne perçoivent pas le contenu de Genève I de la même manière et elles donnent au premier accord de différentes interprétations juridiques. Au mois de juin 2012, l’ancien représentant spécial de l’ONU, Kofi Annan, il avait déclaré : «L’organe de gouvernement transitoire exercera les pouvoirs exécutifs. Il pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l’opposition et d’autres groupes et doit être formé sur la base d’un consensus mutuel ». Pourtant, les opposants à Bachar el-Assad réclament un départ nécessaire du président. Le régime de Damas de son côté accepte l’idée d’un gouvernement d’union élargi, mais pose en même temps des limites. L’ONU veut y croire à ce processus de paix. Il ne reste qu’à voir comment la situation se décantera jusqu’au 31 janvier.

Antonio Torrenzano